samedi 30 novembre 2013

Le défi de Noël

Nous avons décidé de relever le "défi de Noël" lancé par Marie-Charlotte, du blog d' ICI § D'AILLEURS: Le jeu consiste à poster une photo par jour sur un thème imposé, dont voici la liste ci-dessous.

C'est un calendrier de l'avent qui nous immerge dans une ambiance festive, jour après jour...
En avant la musique!
Belle soirée,
L§F

vendredi 29 novembre 2013

LE Chat qui...récupérait

Voilà, Moufty à été converti en Mouftiiiiiiiiii!

Après avoir passé une journée entre 2 chiens hystériques dans la salle de réveille, LE Chat n'était forcement pas très en forme; Il a consacré son après-midi à nettoyer son pelage de fond en comble et a maintenant retrouvé son poil brillant et sa vitalité.




Belle journée, L§F

jeudi 28 novembre 2013

Visiter la fondation Pilar § Joan Miró (Palma,Majorque part III)



 Joan Miró et son épouse Pilar sont à l'origine de cette fondation créée en 1979 à l'endroit même où Joseph Lluis Sert, son ami l'architecte catalan lui a construit son atelier en 1959 (La chance ! moi aussi je veux un ami architecte qui me construise un studio photo!!) et où l’artiste a vécu la seconde moitié de son existence. A quelques kilomètres du centre-ville de Palma, la fondation est située sur les hauteurs de la citée Majorquine et elle regroupe plusieurs centaines d'œuvres qui comprennent des tableaux, des sculptures, des céramiques, des tapis et bien d'autres objets créés par lui.

 Miró en quelques mots: Artiste espagnol (1883-1983) représentant du mouvement surréaliste, il est d'abord un « touche à tout » qui expérimente librement de nouvelles démarches artistiques.

Après avoir étudié aux  Beaux-arts contre l'avis paternel, il intègre une école d'art avec l'idée de devenir peintre. Il participe à une première exposition à Barcelone en 1918.

Autoportrait, 1919 (source ICI)
Sa venue à Paris en 1920 agit comme un « révélateur artistique »; Il y fait de nombreuses rencontres  (Picasso, Breton, Aragon, Éluard…) et entre dans le cercle des surréalistes.

Son œuvre nommée "la Ferme", représente la ferme familiale  de Mont-roig (Espagne). C'est son tableau le plus connu à cette période de sa vie: Il regroupe tous les ingrédients de son approche artistique de l'époque. Après cela, il s'orientera vers le surréalisme et des œuvres plus abstraites, presque naïves. L'œuvre est vendue à Ernest Hemingway pour 5000 Francs.

La ferme 1921(source wiki)

Tandis que des divergences politiques émoussent l'entente au sein du cercle des surréalistes, Miró s'écarte du groupe. Il s'initie à la lithographie, à la sculpture et au collage. Son travail artistique est de plus en plus libre; Il expérimente de nombreuses voies et est exposé à New York.

A la suite de son mariage avec Pilar en 1929, il retourne s'installer à Barcelone et continue à explorer d'autres chemins artistiques travaillant notamment à la décoration du ballet  "Jeux d'enfants "qui est un succès. Fuyant la guerre civile, il s'expatrie de nouveau en France de 1936 à 1940, pour finalement s'établir définitivement à Palma de Majorque.

Son style et sa gamme de couleurs vives rendent ses œuvres très identifiables. La visite de la fondation Pilar § Joan Miró à Palma est une immersion dans le monde de l'artiste et Luckas est maintenant capable de reconnaître ses travaux au premier coup d'œil! Son atelier est resté quasiment intacte depuis sa mort et hormis le fait que nous fassions la connaissance d’un grand artiste à travers ses productions, on touche aussi du bout doigt sa personnalité.

Nous avons adoré les petits objets insolites qu'il créait pour les offrir à ses amis (à voir dans son atelier)

La fondation est donc un "must" si vous passez par Majorque; Les enfants y trouvent  leur compte et s'étonnent de cette approche artistique qui leur est à la fois familière et surprenante.



L'adresse: Fondation Pilar et Joan Miró 29, Carrer Joan de Saridakis, Palma de Majorque.
Le site internet de la fondation: http://fundaciomiro-bcn.org/

 
Belle soirée,
L§F

lundi 25 novembre 2013

"Pony Tale"


Belle journée,
L§F


Sexy Moufty, c'est fini!


Comme nous ne souhaitons pas que Moufty rentre dans le club très ouvert des "matous en cavales" qui finissent leurs vies en carpettes sur les routes nationales, ce matin, à 9 heures il est parti chez le vétérinaire.
Bientôt, il ne sera plus sensible aux charmes de la gente "fémiline"!

Nous espérons qu'il continuera à se promener en "roulant les mécaniques" sans se transformer en un vulgaire "chat de salon"( Cf. le commentaire de Luckas qui ne veut pas d'un "patachon" à la maison)

Belle journée,
L§F

Je m'excuse pour la suite d'images kitchounettes mais j’adore la chanson du Matou de Steve Waring


*Pour info, mon chat n'est pas mort, il est juste allé chez le véto pour être castré!

jeudi 21 novembre 2013

Cartes postales de Majorque

Le Parc Naturel de Mondragó. (Côte est)
Camide cala Mijana.(Côte est)
 Serra de Tranmuntana.(Côte Ouest )
Belle journée,
L§F

LE chat qui préférait...le tapis de laine à la couverture neigeuse.



Belle journée,
L§F

mercredi 20 novembre 2013

Les chats bariolés - Majorque part. II


Majorque est peuplée d'une multitude de chats, comme beaucoup d'iles et  de pays de sud de l'Europe. Contrairement à nos campagnes, où le chat tigré de type européen a le vent en poupe, ici c'est la capitale du chat "bariolé".
Cette robe appelée calico (tricolore) par les connoîsseurs est le résultat d’une combinaison génétique assez rare et portée essentiellement par des femelles: Sur 3000 individus nés calico, 1 seul sera un mâle. Ce mâle porte une déficience chromosomique qui est responsable de sa couleur et induit sa stérilité.  
C’est une information intéressante quand on voit le nombre de chats à robes calicos qui se baladent à Majorque.
Les chats s’agglutinent autour des hôtels et ils sont nourris par les touristes. On voit aussi des gamelles dans la rue ou aux abords des ports, avec les habitués campés autour, qui attendent la ration journalière. Ils sont (trop) gros et avenants. Luckas a remarqué qu’il n’y avait pas de bagarres liées à la nourriture, signe de profusion  ou de hiérarchie bien établie chez la gente féline majorquine.


Longue vie aux chats de Majorque, qui se grattent les puces au soleil!
L§F

mardi 19 novembre 2013

Le temps des douceurs

Source image:ICI

J'ai reçu un très aimable message d'une gentille lectrice qui me demande si, entre deux articles sur mon "cyberchat", je peux pas caser quelques bonnes adresses shopping de Noël à Genève.

Voici donc ma  liste de souhaits:

  • Des douceurs *Suisses de chez Auer, rue de Rive. Il est difficile de passer devant sans s'arrêter sur la vitrine, très alléchante. Nous sommes bien loin du chocolat industriel et pour nous combler, ils ont évidement un assortiment de choc. Je recommande les macarons ...sublimes! Le "packaging" est très élégant et j'aime les belles boîtes. L'entreprise est familiale et les "Auer" sont dans le métier depuis 1939...je crois donc que nous pouvons leur faire confiance. 
http://www.chocolat-auer.ch/presentation.php
L'image est propriété du site Auer.ch


  • Des accessoires hommes§femmes très classieux chez "Coup de chapeau": A deux pas de la place Bel-Air, Rue de la Cité (6 ter),la boutique est spécialisée dans la ganterie, la chapellerie et autres accessoires élégants. La qualité est au rendez-vous et les prix en conséquence...mais Noël, c'est pas tous les jours.J'adore les "broches de chapeaux" que j'utilise sur mes chemises et vestes!

  • Pour un choix artisanal Suisse très large et surtout pour passer un beau moment au cœur de Carouge, le marché de Noël ouvre ses porte du 13 au 15 Décembre 2013. C'est là que j'ai rencontré la créatrice de bijoux, Anne Zampiero (ICI). Vin chaud et ambiance sympathique, c'est un incontournable à cette période pour dénicher de mignons petits cadeaux, bien de chez nous . Le programme des réjouissances ICI.

  • Le père-noël peut aussi être écolo et donner une seconde vie à de beaux objets en allant faire un saut à la brocante, toujours à Carouge (Article précédent ICI).  

  • Sur le net, Baies d'Erelle est  une incontournable (encore!) de la mode Suisse et son univers et ses inspirations me parlent: Elle nous transforme en déesses. Erelle conçoit ses bijoux à Lausanne, mais nous pouvons trouver quelques-unes de ses pièces à Genève au "Grand magasin", 59 boulevard de Saint-Georges.

Évidement, je ne vous ai pas cité Bongénie (chaîne de magasins luxueux 100% Suisse), ni Globus, car on y trouve les mêmes marques que sur le reste de la planète mode et que pour Noël, nous préférons les cadeaux exceptionnels. Non?

Belle journée mes "lapins".
F(L à l'école)

lundi 18 novembre 2013

Le retour DU Chat


Voilà, LE Chat est de retour à la maison. Il s'est payé un mois de vacances à Chassagny, au cœur d'un terrain de chasse qui vaut son pesant de cacahuètes; Mulots, souris et autres lapins étaient de la partie, et il ne s'agissait pas d'une partie fine...mais bien de ramener les trophées ensanglantés devant la porte ou mieux, dans la cuisine. Entre 2 sorties, lui et son frérot grimpaient aux rideaux, littéralement. Un vrai sachari!

La fête est terminée, il va falloir se plier aux règles de la maison: Manger à heure fixe, dormir sur le canapé, ne pas se faire les griffes sur ... , rentrer avant le couvre-feu et être imaginatif pour nourrir les articles de la rubrique LE Chat, du blog qui le médiatise.
-Et oui, telle est la vie d' un cyberchat!

Merci Yves!

L§F

vendredi 15 novembre 2013

Comme un poisson dans l'eau - Majorque part I

Suite du billet : Flashback:Majorque

Cette visite à l'aquarium de Palma de Majorque est une réponse diplomatique aux hostilités qui se sont déclarées entre Luckas et moi, alors que nous allions nous promener dans le parc du Levant, A PIED!
J'ai donc remis les choses à plat et décidé de consacrer une journée à la (RE)-découverte des fonds marins. Dès l'annonce de ce nouveau plan,  Luckas a repris du poil de la bête.
Nous avons donc passé 4 bonnes heures à l’aquarium de Palma, en savourant la beauté et les extravagances des 8000 animaux  présentés (700 espèces représentées) dans 5 millions de litres d'eau salée.
Luckas s'empare de mon appareil photo (le sien est en standby, cf.cassé) et le voilà qui nous énumère les poissons qu'il connaît (il se concentre sur ceux-là) , et entre ses précédentes expéditions dans tous les aquariums qu'il a visité et  les documentaires qu'il regarde en boucle, il en sait un rayon le bougre!
Je fais également quelques belles découvertes, comme la Cigale de mer et le serran écriture dont les noms m'inspirent.
La première partie de la visite se termine à notre arrivée à l'air de jeux où nous savourons une pause bien méritée...il faut dire qu’après avoir absorbé tant d'informations, nous avons le cerveau bien "écaillé".
Luckas fait connaissance avec une fillette très sympathique, tandis que nous nous décidons de prolonger la pause devant un steak-frites, histoire de lui laisser du temps pour jouer avec la nouvelle amie qui parle français.
Munis de pièces d'1 euro, ils "alimentent" inlassablement le distributeur à nourriture tandis que les carpes japonaises (ou Koi),  qui n'ont plus d'yeux que pour eux, se font péter la sous-ventrière, si l'on peut parler ainsi..
En observant ses fameuses carpes Koi, j'ai une pensée pour Amélie Nothomb et je comprend instantanément sont dégoût (Et me rappelle la séquence qu'elle décrit; Si je me rappelle bien, enfant, elle tente de se suicider en se laissant tomber dans le bassin qui orne son jardin, au beau milieu des carpes. L'idée de mettre un doigt dans le bassin que j'ai moi même à mes pieds, me révulse)

Nous continuons la visite et Luckas s'extasie devant les requins qui évoluent dans un aquarium géantissime et  tire des portraits.
Je suis stupéfiée par le tableau de ses méduses qui évoluent dans les jeux de lumières:La zénitude absolue!



 Le visite est un franc succès et Luckas a adopté un requin marteau (en peluche) à l’immanquable échoppe de souvenirs de l'aquarium. Le voilà  ravi et prêt pour de nouvelles aventures!

Le soir même, je l'interroge sur sa journée: Il a adoré l'aquarium, nourrir les poissons, voir les requins et jouer sur le bateau de pirates grandeur nature mais il déclare n'avoir rien appris de nouveau !
-Es-tu sûr? (je lui cite le fameux poisson écriture, le reportage sur la disparition du thon rouge...)
(Luckas)- Ah oui, le thon rouge coûte 1000 euros le kg et si nous n’arrêtons pas de manger des sushis (entre nous soit dit je ne pense pas que nous soyons les plus gros consommateurs de Sushis, mais bon, j'ai vu qu'il y en a de plus en plus en grande surface et de moins en moins cher),ils aurons très vite disparu!
Alors finalement, il a bien appris 2 ou 3 choses et même si ce n'était pas le cas, cela ne serait pas si grave puisqu'il a passé une excellente journée!

Quelques images prisent par Luckas, qui a du mal a maîtriser mon appareil, plus difficile à utiliser que le sien et surtout plus lourd.Il se débrouille tout de même très bien!

Ci-dessous: Espèce invasive omnivore qui derrière son air inoffensif cache un des plus grands prédateurs terrestre. Il est responsable de l'extinction d'une multitude d'espèces du monde animal et végétal et sévit dans tous les milieux. 

Celui-ci nous rappelle un certain dessin animé.
Le lien du site de l'aquarium ICI


Belle journée,
 L§F
 

jeudi 14 novembre 2013

Swissair vu du ciel

Source image: ICI
Rien de mieux qu'une belle scène d'"art champêtre"  pour encourager les "frequent flyers" à utiliser la compagnie aérienne nationale !

mercredi 13 novembre 2013

Embrasement


Ce coucher de soleil n'est pas l’œuvre du dieu Photoshop, mais bien le résultat de 5 minutes d'embrasement du ciel, la semaine dernière à Contamine sur Arve.

 Belle journée,
L§F

mardi 12 novembre 2013

La cathédrale de Palma de Majorque


La "Catedral de Santa María de Palma de Mallorca" appelée aussi "Catedral de la Seu (Le siège en Catalan)" est le symbole de la cité et le premier édifice que nous identifions à notre arrivé à Palma.
Sa construction, ordonnée par  Jacques Ier d'Aragon en 1229  alors qu'il vient de reprendre les Baléares aux arabes qui, soit dit en passant, occupaient les iles depuis plus de 300 ans, se termine 370 années plus tard. La cathédrale remplace en fait l'ancienne mosquée .

De nombreux artistes ont été sollicités pour la remettre au goût du jour, notamment le fameux Miquel Barceló, qui est originaire des Baléares et dont je vous avais déjà parler à propos de son travail à  l'office des nations unis de Genève ( il est toujours dans les bons coups celui là!). Plus tôt, entre 1904 et 1914, c'est le fameux architecte Gaudí qui y mettait sa patte.

La cathédrale est un incontournable à Palma; La lumière qui y pénètre par les vitraux est douce et colorée et donne un atmosphère de Noël renforcée par une décoration qui souligne cet effet. Nous en ressortons en chantant "Jingle Bells" en boucle.

Pour plus d'informations sur la Seu, voici un fichier très bien conçu: ICI

 

From Geneva with LOVE

A l’aéroport, Genève
L&F

lundi 11 novembre 2013

Flashback: Majorque

Palma, Majorque

Splatch! C'est le bruit que je fais lors de mon atterrissage "forcé" dans l'univers Genevois après un séjour sur la belle et controversée planète majorquine où la température ambiante frôlait les 30 degrés et l'eau les 22 degrés en ce mois d'Octobre.

Les Baléares; qui n'a pas rêvé, probablement à l'occasion d'une de nos ravissantes journées d'automne dont la pluviométrie est comparable à celle d'une forêt tropicales, d'aller y faire un saut, histoire de se refaire une santé et de sortir de la dépression qui sévit à cette période (Comme si la crise ne suffisait pas!). Mais certains choisiront une autre destination, car les Baléares ont aussi la réputation d’être assujettis au tourisme de masse induit par une équation dont l'issue est toujours fatale à l'image des pays qui y sont soumis: Billets d'avions à bas prix + soleil + sécurité  = afflux de milliers de visiteurs dont la motivation est réduite à bien manger et beaucoup boire pour pas trop cher dans un périmètre ensoleillé en ne risquant ni sa santé ni surtout le choc culturel.
Il est vrai que dans cette perspective, l'Arabie Saoudite et le Turkestan ne sont pas les destinations de prédilection. Ni même le Rwanda d'ailleurs, mais peut-être pour d'autres raisons.

Tandis que les Italiens ont élu domicile à Formentera, les Français à Ibiza, Majorque est "colonisée" par nos amis allemands et tout est fait pour qu'ils s'y sentent "comme à la maison". Les menus, les informations, tout est traduit dans la langue de Goethe qui semble d'ailleurs être devenue la seconde langue parlée sur l'ile.
Cette caractéristique n'a pas échappé à Luckas qui nous a indiqué que c'est la destination idéale pour peaufiner nos compétences en langue allemande...sous un parasol. Cela étant dit, les zones ultra-touristiques qui ont contribué à faire la fortune des cimentiers espagnoles, ont le bon goût d'être limitées à des périmètres côtiers relativement restreints ce qui nous laisse le reste de l'ile pour vaquer à nos activités contemplatives.
Depuis quelques années, la politique de l'ile a sensiblement changé (certes un peu tardivement) et le gouvernement essaie de préserver et valoriser l'environnement et le patrimoine Majorquin. Plusieurs zones sont maintenant protégées.



-A la sortie de l’aéroport, nous "enfourchons" notre Fiat 500 pour nous rendre dans notre petit eldorado à "Colònia de Sant Pere", bourgade de 550 âmes, où nous avons loué notre petite maison.
(J'en profite pour faire un peu de pub pour Maria, qui loue sa maison à Colònia pour un prix raisonnable et qui nous a très bien accueilli: Au besoin, vous pouvez voir son offre et la contacter ICI)

Une fois passée l'habituel "no man's land" qui entoure l' aéroports, nous entrons au cœur du sujet et les trois éléments qui nous sautent aux yeux sont : Les moutons (ROUGES! - et oui, amis Suisses, pas de moutons noirs à Majorque!), les murs et les oliviers.

Les moutons, qui contrairement à la photo suivante, ne se baladent que rarement en troupeaux  mais semblent bien avoir essaimé un peu partout sur l'ile en adoptant le comportement du caméléon qui consiste à se fondre dans son environnement, en épousant la couleur rouge la terre.


Les majorquins possèdent également un talent qui n'est que très peu cité mais qui pourtant nous a sauté aux yeux (en plus de bien d'autres évidement, contrairement à ce qu'en disait George Sand dans son bouquin "Un hiver à Majorque") : Ils confectionnent de magnifiques murs de pierre et l'art de l'empilement n'a pas de secret pour eux. Je ne sais pas si cela tient à un sens aiguë de la propriété ou si il s'agit simplement d’évacuer les pierres qui occupent chaque cm2 de leurs terres (ou peut-être les 2), mais on en trouvent partout et de toutes les tailles.


Les moutons et les cailloux partagent les mêmes "pâturages". Je me demande si les cailloux ne constituent pas la nourriture de base de la gente ovine.


La muraille de Chine...à Majorque


Aux cailloux et aux montons s'ajoutent un quantité incroyable d'oliviers (Je suppose qu'il y en plus que de moutons mais moins que de cailloux) et ces trois éléments cohabitent en toute quiétude donnant une belle gamme de couleurs au paysage.


Dans le centre ville de Palma, un magnifique spécimen d'olivier avec son tronc caractéristique.


J'allais oublier!
Là où il n'y à ni moutons, ni oliviers (mais quand même quelques murs et beaucoup de cailloux), c'est à dire en montagne, il y a des chèvres, qui ponctuent de temps en temps le paysage. Comme les moutons, leur alimentation semble fort minérale.


Les chèvres (qui s'expriment couramment en allemand) s'offrent parfois un régime Delux, grâce aux touristes ... Cookies § chips au menu !




En dehors des plages très agréables et du soleil qui illumine nos journées, se sont les régions montagneuses de l'ile que j'ai le plus apprécié. Le mélange mer-montagne produit des paysages de rêve, souvent arides avec un univers olfactif et sonore qui leur sont propres. Le point de contact qui réuni l'eau et la montagne est plutôt conflictuel, mais les biotopes des deux environnements se mélangent et interagissent comme une union interculturelle explosive mais riche en retombées pour les 2 parties. Je suis d'avis, qu'à long terme, c'est la mer qui gagne; Son énergie et sa persévérance ont raison de la montagne flegmatique, qui se croit solide comme un roc.

L'opinion de Luckas est sensiblement divergente sur la question des vacances et de l’environnement idéal dans lequel elles doivent se passer pour être réussies; Mer + Plage sablonneuse + Copain + Diabolo grenadine, le tout sans autres contraintes d'horaires que celles du goûter ... Le petit ange s'est donc transformé en odieux démon pour tenter de nous gâcher le "paysage sonore" en ponctuant les promenades de commentaires forts désagréables du type... j'aime pas marcher, j'aime pas les vacances, d'ailleurs j't'aime pas non plus ! (Cette attitude évoquera surement des souvenirs épiques à quelques parents dépités où il émerge dans notre esprit malade une envie forte de tordre le cou au cher ange, qui heureusement disparaît lors de la visite du Xième aquarium où notre amour inconditionnel nous aide à réaliser que le chérubin est vraiment très doué pour reconnaître toutes les espèces de poissons exotiques.

Le parc naturel de la péninsule du Levant (Parc natural de la Península de Llevant)


Dans le comté du Levant , au nord-est de l'ile de Majorque, le parc couvre 21 507 hectares dont les collines culminent à 554 mètres. La réserve naturelle couvre elle 1600 hectares . Outre la présence de la tortue d’Hermann, nous pouvons observer le milan royal, le vautour percnoptère, l'aigle botté, le balbuzard pêcheur, le faucon crécerelle et pèlerin, la huppe fasciée et bien d'autres espèces, ainsi que des plantes endémiques des Baléares et certaines espèces botaniques spécifiques aux zones soumises à l'agriculture sur brûlis. Cette pratique a eut raison de la forêt originelle.

N' hésitez pas à vous rendre à la maison du parc, indiquée dès la sortie d'Artà et qui est également le point de départ de beaux itinéraires. Les filles qui s'occupent de la réception sont adorables et communiquent aussi bien en Français qu'en anglais...un vrai bonheur! Elles répondent à toutes vos questions et vous racontent l’histoire du parc. Nous repartons avec deux jolis livrets qui décrivent la faune et la flore locale et qui nous facilitent l' identification des fleurs et des oiseaux. Les livres sont édités en Castillan ou en Allemand (on y revient!)mais indiquent les noms en latin, donc avec le tout, nous nous faisons une idée des spécimens locaux...ou pas!

Elles nous recommandent aussi les bons itinéraires selon notre condition physique.Vous pouvez aussi consulter leur blog en Anglais:  http://parcnaturaldellevant.blogspot.fr/
Les chemins sont bien balisés (Pensez à prendre de l'eau et un en-cas est toujours apprécié) 

J'ai adoré le fameux buisson épineux dont le nom scientifique est "Astragalus balearicus", qui derrière son petit air innocent et surtout sa forme évocatrice qui nous invite à un instant de repos sur nos fessiers, nous réserve un accueil  mitigé: Son nom local, " Coixinet de monja", qui se traduit par "coussinet de Nonnes"  nous donne à réfléchir sur la vie de celles qui ont choisi de se consacrer à dieu.


Le parc garde aussi quelques traces de l' histoire Espagnole; Franco, qui avait décidé d'armer la pointe du Levant, s'est empressé d'édifier une prison qui lui permettait d'avoir du personnel "à l’œil "pour construire la route qui devait arriver jusqu'au bout de la péninsule; Les prisonniers, dont l'état de santé peu reluisant étaient d'une efficacité limitée ne sont pas parvenu à achever le projet. La route n'a jamais été terminée et il ne reste que les ruines de cette prison. Est-ce un hasard si aujourd'hui quelques milliers de "Cynara cardunculus" ou Chardon d'Espagne y ont élu domicile.




Entre mer et montagne.



Nous avons également abordé le parc par sa partie côtière en partant de Cala Estreta (A partir d'Artà en direction de Capdepera, suivre Cala Torta et Cala Estreta; La route est très chaotique, mais nous garons facilement notre petite Fiat près du départ de l'itinéraire) pour rejoindre la tour de guet d'Aubarca ; La balade est facile et les enfants aiment  préfèrent marcher le long de la côte.(2 heures aller-retour) - La vue est splendide autant côté mer que côté collines.


 
 
 

Il nous reste beaucoup à explorer et notamment à nous rendre sur une des plages inaccessibles en voiture, à passer une nuit dans un ermitage ou dans un gîte au milieu de ce paradis...nous reviendrons!


Le soir, de retour à Colònia de Sant Pere, à chacun son plaisir!


La suite du voyage dans quelques jours!