jeudi 17 octobre 2013

Au jardin


L§F

Mélisse: L'interview


Je vous ai parlé de Mélisse, ma petite chanteuse/compositrice/auteur/artiste préférée...et en criant haut et fort qu’elle a du talent, et il faut croire que j’avais raison puisqu’elle vient d’être parmi les rares candidats sélectionnés pour entrer à l'École Nationale de Musique!

Pour fêter l’événement, je lui ai demandé faire sa première "interro écrite" de l'année ; Voilà le résultat.



(Moi)-J'entends des "bruits de couloirs" qui indiquent que tu aurais été acceptée dans l'école de tes rêves ?

(Mélisse)-J'étudie effectivement depuis peu à l'École Nationale de Musique. J'avais tenté d'y rentrer dans les classes suivantes : chant lyrique, chant jazz, chant chanson, auteur compositeur. Je n'ai réussi qu'en chanson et auteur compositeur.

-Enfin des cours de chant réguliers ! A moi la technique vocale ! Je suis d'autres cours dans l'école pour me former : la formation musicale (anciennement le solfège), une pratique collective en chant, et j'assiste aussi à un cours collectif de chant jazz en tant qu'auditeur libre, faute d'avoir intégré la classe, mais c'est déjà très intéressant. J'y passe donc un peu de temps.

Les cours n'ont pas commencé depuis longtemps, et déjà les vacances de la Toussaint arrivent ! Je n'ai jamais autant aimé passer du temps dans un lieu qui s'appelle "École". Ça me motive même à plonger le nez dans des bouquins.
Il est aussi question que j'essaie de reprendre des cours réguliers en chant lyrique, je n'ai pas vraiment envie d'arrêter de toucher à la musique savante, même si la chanson et les musiques populaires, voire même les musiques traditionnelles m'intéressent et occupent plus de mon temps. J'ai repris contact avec une chanteuse avec qui j'avais déjà travaillé et surtout, avec qui le courant passe il me semble. C'est important, sans doute bien plus que le choix d'une institution par exemple. On choisit plus ses profs que le toit qui les abritent. Même si on fait parfois les choses dans l’autre sens. Les institutions nous permettent d'avoir des diplômes entre bien d'autres choses positives. Me voilà donc dans une dynamique qui me plaît. Je suis entrée dans une école où j'ai plaisir à travailler (le peu que j'en ai expérimenté !), et j'ai d'autres pistes pour continuer à apprendre. 


(Moi)-Comment se sont passées les auditions, qu'as-tu chanté, qu'as-tu dis/fais pour les convaincre?

(Mélisse)-Les auditions ont été stressantes. Je n'en avait jamais passé ! Les profs avaient peu de temps pour écouter et échanger avec nous. J'ai été soumise à des listes de chansons obligatoires (une à choisir parmi 10) une semaine avant. En jazz, j'ai choisi "Someday my prince will come" et en chanson "La Bohème" d'Aznavour, que j'ai interprété en français et en espagnol. Comme sur scène, on travaille avec le présent. Comment réussir à se vendre en un temps très réduit ? Ce ne sont pas les mêmes problématiques que sur scène, sur scène on ne se vend pas à mon sens. Mais voilà, en musique on travaille dans le présent, pour le présent. Et il faut faire avec le stress, les pensées parasites qui arrivent en même temps que les notes que l'on doit chanter, la gorge qui devient sèche, le corps qui se tend alors qu'il faudrait que l'on se décontracte et bien d'autres choses ... Malgré tout, on essaye de donner le meilleur de soi, avec l'état dans lequel on est à ce moment précis.







(Moi)-Quels sont tes projets, à court et long terme?

(Mélisse)- Les projets... vaste question ! Pour l'instant le maître mot est : formation. Ne pas oublier qu'il faut se former. On ne devient pas artiste de scène en claquant des doigts. -Je ne veux pointer du doigt aucun artiste, ni accuser ou blesser quiconque, ces idées-là sont sans doute largement diffusées par les vendeurs de rêves, entre deux pubs pour savonnette et nettoyants pour les toilettes (télévision pour ceux qui lisent en diagonale ! Ahah !) - . Certains s'imaginent sans doute qu'avec un joli minois, une jolie voix, une jolie chanson, et un peu de chance ça "marche"... mais dans le spectacle vivant, prétendre à offrir seulement du "joli" me semble un peu léger. Dans l'art on trouve le beau. Le troublant, le déchirant de tristesse, d'amour, de tendresse, de joie, et de tout. Même ce sur quoi on n’a pas de mots. L'art peut tout exprimer. On ne cherche pas qu’à faire vibrer des corps. Mais bien des corps et des âmes en même temps. Indissociés.

En prétendant devenir artiste, je me fais le lieu de passage, le moyen d'expression de l'art. Et pour tendre à le faire au mieux, il faut se former. Acquérir les techniques nécessaires à cela. Nous n'avons pas la science infuse. Nous sommes au service de l'art et des autres. Pas l'inverse.
Je vais donc aller chercher au maximum la formation pour progresser et pouvoir offrir de la qualité, comme dans n'importe quel métier. A l'ENM, vers des professeurs, des professionnels, et des expériences. Et l'année s'annonce riche ! Il faut nous remettre au travail avec John, ce qui ne va pas tarder. De nouvelles collaborations sont en projet...! C'est presque top secret mais bon, après tout je me suis déjà bien livrée ! Ahah ! Je vais travailler avec une guitariste (puis peut-être en plus grande formation : contrebasse, percussions...) autour de l'œuvre de Gainsbourg. Je compte aussi emmener sur scène en prenant du temps, je ne sais donc pas à partir de quand, mes compositions. D'autant plus que je travaille sérieusement à peaufiner ces dernières a l'ENM avec mon professeur.
J'ai intégré en octobre un chœur de jeunes mixte dirigé par une jeune chef de chœur qui m'a auditionnée en septembre. Je suis très heureuse d'y être entrée, le répertoire est riche, une belle dynamique existe entre les gens, de beaux projets s'annoncent, affaire à suivre ! Chanter en chœur c'est génial ! Et bien loin de tous les clichés de la chorale du village d'à côté où il y a ta tante Germaine (existe-t-elle encore cette chorale?).
Je vais aussi participer à un projet étudiant : monter un spectacle de rue avec acrobates, musiciens, comédiens, plasticiens, danseurs, chanteurs... grisant !
Et peut-être d'autres choses encore... j'ai eu une proposition d'audition pour un rôle dans un spectacle musical. Il faut maintenant que je rencontre la personne à l'initiative du projet. Mêler théâtre et musique est quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est encore plus de possibilités d'expression ! Cela fait maintenant 4 années que je participe à des projets de ce type, et ça me manquerait vraiment de ne pas continuer. Je peux y mettre toute mon énergie. Espérons que mon profil corresponde au rôle !
Voilà les projets de l'année voire des années qui arrivent. Puis pour le "long terme", faire des planches mon métier bien sûr. Corps et âme comme on dit. Pour l'instant, aucun autre métier ne m'attire autant. Et puis quand je n'aime pas complètement quelque chose, la paresse me rattrape trop vite et je finis par ne faire les choses qu’à moitié. Je préfère prendre des risques et m'investir entièrement. 


(Moi)- Une nouvelle chanson?

(Mélisse)Une nouvelle chanson ? DES nouvelles chansons ! L'ENM me pousse à écrire et ne pas attendre que l'inspiration tombe du ciel. En plus de travailler sur mes chansons déjà écrites il faut que j'écrive de nouvelles choses. Tout ça n'est pas sans efforts mais me tiens à cœur. Le fait que mes chansons touchent mon entourage (et le prof avec qui je travaille maintenant) m'encourage à continuer et m'améliorer. Et qui sait, toucheront le public une fois sur scène !

Voilà, voilà ! Merci Fred pour tout ton intérêt. J'ai essayé de ne pas répondre à moitié. Je ne sais pas si je ne me livre pas de trop, mais comment ne pas être engagé quand on parle de sa passion et de son projet de vie ?

Merci Mélisse!

Vous pouvez retrouver Mélisse et John et leurs chansons sur mon précédant article: ICI

 
Belle journée!
L§F
 

mercredi 16 octobre 2013

Pinterest!

Je me baladai sur Pinterest, surfant d'images glamours en photos de pays lointains. Soudaine "inspiration"- Je m'arrête et j'écris "pauvreté" dans le moteur de recherche de Pinterest. Quelques résultats s'affichent et je clique sur cette image sélectionnée au hasard mais qui m'attire.. J'en cherche la source et je tombe sur  lumosnox44.tumblr.com

 L§F

lundi 14 octobre 2013

Le chat qui...(?)

L§F

Comme un matin de printemps

 Lorsqu'il était enfant, Féloche a séjourné sur l'île de la Gomera , qui fait partie des  îles Canaries. Il y avait été envoyé par Bonifacio, l'"amoureux de sa maman". Ce monsieur s'était réfugié en France suite à des activités indépendantistes sur l'île. Féloche a ainsi passé un mois au cœur de ce petit paradis et c'est de ce souvenir d'enfance qu'il s'inspire, pour écrire sa chanson "Silbo".
Le Silbo est une langue sifflée (inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2009) utilisée par les habitants de la Gomera pour communiquer à travers la montagne. Cette langue est encore enseignée aujourd'hui.
La chanson, entendue par une étudiante originaire de la Gomera a fait le tour de l'île et connait un succès phénoménal sur place.

Idéale pour commencer la journée comme un matin de printemps !

Vous pouvez consulter l'article, à propos de Féloche, écrit par la classe de Français d'Hermigua sur leur blog: ICI


 Féloche en direct de  La Gomera:



Le site web du chanteur: http://www.feloche.fr/
Belle journée, L§F

jeudi 10 octobre 2013

Le cirque Knie, un serum de positivité!


Le cirque Knie, c'est  8 générations d'artistes dont l'histoire commence comme une féerie lorsque Friedrich Knie, un jeune autrichien destiné à une carrière de médecin, s’éprend d'une écuyère dont il adopte la vie itinérante d’artiste de spectacle.
L’histoire d'amour avec l’écuyère tourne court, mais il a définitivement adopté son style de vie  et il crée sa propre troupe. En 1807, il épouse la fille d'un barbier après l'avoir enlevée, un soir de tempête, du couvent où son père l'avait faite enfermer afin d'éviter cette alliance avec le saltimbanque.
Si son premier amour, Wilma l'écuyère, fut l'inspiratrice de Friedrich Knie, c'est avec son épouse Antonia Stauffer que démarre la dynastie Knie et l’épopée du cirque.20 années plus tard, la famille Knie produit ses premiers spectacles à Zurich et Rapperswil et en 1866, la troisième génération dépose une première demande de naturalisation en Suisse qui n'aboutira pas et continue de voyager en Autriche et en Allemagne.
Après de multiples aléas dus à la guerre et à la fermeture des frontières,  la famille s'installe en Allemagne et obtient le droit de cité d'une commune de Thurgovie et rejoint définitivement Rapperswil (Suisse). En 1919, l’arène se transforme en chapiteau et c’est un nouveau tremplin vers le succès. En 1920, Friedrich Knie monte son premier spectacle avec des chevaux.
Pendant les années 20,la communauté s’agrandit et chaque déménagement nécessite un train de 42 wagons et 80 roulottes. L’organisation se transforme en société anonyme en 1934.
Une partie des chevaux sont réquisitionnés pendant la deuxième guerre mondiale et la famille figure sur la liste noire des nazis, pour une histoire de drapeau à croix gammée pas assez visible lors d'un spectacle ; Grâce à l'intervention d'un ambassadeur Allemand, la troupe poursuit ses représentations dans les pays occupés, en échange de quoi elle doit se produire à Berlin. En 1943, à l’occasion de leur venue pour cette fameuse représentation à Berlin, la capitale est bombardée mais la famille et les animaux s’en sortent indemnes.

Vidéo:1941-En Allemand, mais de bonnes images L'arrivée du cirque à Zurich 

La paix revenue, le cirque national Suisse engage les meilleurs artistes, développe des spectacles plus audacieux et la tradition familiale perdure avec les enfants Knie qui sont en piste dès le plus jeune âge.

Vidéo :1963 -Frédy Knie-Français L'amoureux de chevaux

Le premier Zoo Knie voit le jour en 1962 à Rapperswil et le cirque prospère en misant sur des programmes créatifs et des artistes venus du monde entier.

Vidéo:1967-Français  La vie du cirque

Vidéo :1975- Interview, la septième génération de Knie- ICI

Franco, Linna et leur fils Chris Sun: source www.cooperation-online.ch

Huit générations d’artistes plus tard…le cirque national Suisse est quasiment un "monument historique". Chris Ru, né de Franco Knie et Linna Knie Sun une jeune acrobate chinoise, âgé de 7 ans est déjà tombé dans la marmite et nous laisse penser que la relève est assurée…

Hier après-midi, Luckas, son copain et moi, nous sommes régalés de leur spectacle à Lausanne. Deux heures ou seul le présent n’existe et ou nos émotions se succèdent à travers des numéros qui s'enchaînent et se déchaînent dans un style à la fois traditionnel et  moderne qui mêle la dérision, l'art et la pure tradition du cirque dans un melting-pot explosif.

On en ressort le cerveau repeint aux couleurs de la vie. Une après-midi comme celle-ci vaut bien un voyage au bout du monde! 
Loin d’être réservée aux enfants, cette expérience devrait être prescrite par les généralistes dès les premiers symptômes de dépression hivernale.
Ma recommandation : Pour votre santé psychologique, ALLEZ AU CIRQUE !!! 


*Les photos et les films sont interdits pendant la représentation, droits d'auteurs obligent, je ne peux donc vous présenter que des images d'avant et après le spectacle. Une fois n'est pas coutume, je me rallie à cette exigence car le cirque est un rêve dont les images appartiennent à chacun, comme les souvenirs d'enfance. Cela étant dit, j'adorerais avoir la possibilité de photographier de tels artistes dans de si belles lumières.
Le cirque est en tournée dans toute la Suisse et reviendra l'année prochaine à Genève.
Vous pouvez consulter leurs dates sur le site: ICI
Et faire vos réservations sur Ticketcorner: ICI


Longue vie au cirque.
L§F 

lundi 7 octobre 2013

Melting pot au Paddock

L§F

Au salon, un ange (Suisse) passe...


J'ai été séduite par la légèreté des mouvements de la prestation de Delphine Kahn-Bonin, cavalière de dressage de haute école, qui évoluait « rênes à la ceinture». En la regardant évoluer sur la carrière, ma pensée est allée à l'"art équestre" qui rapporte au monde du "sensible".

Delphine KAHN-Bonin
 Belle journée,

L§F

dimanche 6 octobre 2013

L'élevage au Salon Equid'Espaces

Le Pure Race Espagnole- élevage RONCHAIL



L'élevage Ronchail élève et sélectionne des chevaux de pure race espagnole depuis 1990 en privilégiant la qualité du mouvement, l'ossature et force de ses produits.La classe de leurs cheveux forcent l'admiration.
Pour en savoir plus:http://www.elevage-ronchail.com/
L§F 

Salon équid'Espaces, la Roche sur Foron:Au paddock

Le salon équid'espace de la Roche sur Foron est une belle opportunité de " goûter " à toutes les activités équestres et nous en ressortons rassasiés!
J'aime me balader dans les paddocks, qui sont le 'backstage' des spectacles proposés.
Le site de l'évènement:http://www.equid-espaces.com/




Belle soirée,
L§F